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Présentation

 

 

Victor Aubert (1874-1948)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sallz Basse du Prieuré

 

ORIGINE et évolution

Il n’est pas possible de parler du musée en 2015 sans parler de son origine. Le musée de Maule existe depuis 1938. Victor AUBERT, son fondateur, né à Maule en 1874, est un personnage singulier et attachant. Autodidacte, passionné d’histoire et d’archéologie, il consacra sa vie à recueillir les témoignages les plus divers, du silex taillé aux articles de presse, aux simples objets, témoins de la vie quotidienne ou encore aux innombrables photos ou dessins qu’il réalisait pour que l’on se souvienne des trésors du passé.

Loin d’être un simple collectionneur, il avait le souci de préserver un patrimoine qu’il n’eut de cesse de transmettre aux générations futures par la création d’un musée. C’est ainsi qu’en 1938, il obtint de la municipalité une salle située dans les vestiges d’un ancien prieuré. Le musée municipal était créé. Dès lors il s’efforça d’augmenter les collections par des dons divers. Archéologue autodidacte, il n’en était pas moins reconnu, ce qui lui permit de réaliser des publications, notamment dans la revue de la Société préhistorique française. A sa mort en 1948, le musée connut des périodes de sommeil.

Certes d’aucuns tentèrent bien de lui redonner vie comme Jacques Samsoen, nommé conservateur en 1957 par la municipalité ou encore dans les années 70 lorsque Raymond Klein, adjoint au maire, commença avec l’aide Jacqueline Degros , archéologue réputée, la mise à jour de l’inventaire des collections archéologiques. Par la suite, la porte du musée ne s’ouvrait plus. Et voilà qu’en 1985, le maire Daniel Demaison, attentif aux préoccupations de Marcel Tréboit, qu’il savait soucieux de la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, lui confia personnellement la responsabilité du musée. Celui-ci put se consacrer à cette tâche passionnante mais exigeante grâce à l’aide bénévole de quelques membres de l’association ACIME dont il était président.

Animation du musée depuis 1985 et l'évolution de son statut

En 1985, une infime partie des collections se trouvait dans les vitrines du seul premier étage. Les autres pièces des collections, fossiles, silex, coiffes du XIXème siècle, instruments de la fanfare, outils divers se trouvaient sous les combles … et les couches de poussière accumulée. Même si les conditions de travail n’étaient guère favorables, Marcel Tréboit et l’équipe de l’ACIME se mirent au travail avec persévérance. Il était animé par cette volonté de rendre justice à Victor Aubert qu’il avait rencontré souvent dans son enfance, animé aussi par ce même souci de faire connaître un patrimoine commun. Peu à peu d’autres pièces de toutes époques furent exposées. Ce qui nécessitait souvent de patients travaux de restauration et d’identification. Quelques membres de l’ACIME assurèrent régulièrement l’ouverture du musée, accueillant de plus en plus des groupes ou des scolaires. Des contacts pris avec la presse et des éditeurs commencèrent à se référer au musée. Lorsque fut créé par le département « Le printemps des musées », dès la première année le musée y a participé. Mais il faut reconnaître que ce qui réveilla le musée fut l’opiniâtreté enthousiaste de Marcel Tréboit à partager la connaissance d’un patrimoine commun. Et c’est ainsi que le musée s’enrichit de dons faits par des visiteurs ou des familles mauloises que nous voulons encore remercier.

Une autre grande étape de l’histoire du musée liée à la loi de 2002, est son appellation qui a fait de lui un « musée de France » Dorénavant, les collections sont inaliénables et tout objet pour entrer dans les collections doit avoir l’agrément de la D.R.A.C. , comme ce fut le cas pour la tableau de Grillon récemment acquis.
L’appellation « musée de France » oblige à un récolement décennal, en l’occurrence à Maule, à un inventaire rétrospectif. Ce travail assuré par quelques bénévoles de l’ACIME selon leur formation, a permis d’inventorier suivant des règles très strictes, près de 10 000 objets. Cet inventaire facilite la réalisation chaque année d’une exposition à l’occasion de la Nuit Européenne des musées.

Aujourd’hui l’équipe qui assure l’animation du musée le fait dans la continuité de ce que voulait Marcel Tréboit disparu en 2012. Les visiteurs qui découvrent le musée sont toujours surpris de l’intérêt de ce qui est présenté. Aussi l’un de nos objectifs est de le faire connaître davantage. Que vous y soyez déjà venu ou que vous n’en ayez pas encore eu l ‘occasion, nous vous y attendons : le musée est un patrimoine commun dont nous sommes tous responsables.

LE BÂTIMENT

Le musée est installé dans les vestiges d'un prieuré.

Celui-ci, fondé en 1076 par les moines de l'abbaye normande de Saint-Evroult, joua un rôle culturel certain dans la région. Au XIIème siècle, l'historien Ordéric Vital y séjourna et y écrivit une partie de son oeuvre.

Des vastes bâtiments, il ne subsiste plus aujourd'hui que celui qui abrite le musée, couvert d'une superbe charpente du XVème siècle ainsi qu'une salle basse datant du XIIIème siècle.